mathis david
(le prénom ; le nom)


à vendre!fête des lumières

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dimension équipe date statut






fête des lumières, expérimentations étudiantes
salle rameau, place sathonay, lyon
190 x 15 x 130 cm
mathis david + clément dury + élisa besson 2023 lauréat, construit + exposé




Le code-barres, symbole graphique devenu universel dans nos systèmes d’échange, concentre de manière singulière l’imaginaire de la consommation contemporaine. En détourner l’usage et l’exposer en façade de la Salle Rameau a constitué une manière d’offrir une lecture forte de la situation de ce lieu emblématique.

Inaugurée en 1908, la Salle Rameau a longtemps accompagné la vie culturelle lyonnaise. Au moment où l’installation a été imaginée, son avenir demeurait incertain, fermée, en attente de décisions et confrontée à des négociations discontinues. Ce contexte a guidé notre réflexion sur la manière dont certains bâtiments patrimoniaux glissent progressivement d’un statut d’œuvre architecturale à celui de simple support programmatique.

Le code-barres devient alors un signe critique en évoquant la standardisation et le consumérisme. Placé sur une architecture chargée d’histoire, il interroge notre rapport à leur mémoire et à la manière dont ces ouvrages sont négociés. Il ne s’agit pas de condamner toute mutation ou tout programme nouveau, mais de questionner ce qui se perd lorsque l’on réduit un édifice à sa valeur financière, détaché des récits et des usages qui l’ont façonné.

C’est pour cette raison que ce code-barres est volontairement inopérant: il ne renvoie à aucune donnée, aucune valeur chiffrée. Il affirme symboliquement que la Salle Rameau ne peut être réduite à une date limite de consommation ou à un profit.

Cette installation, lauréate d’un concours étudiant, a été conçue puis réalisée aux Grands Ateliers de Villefontaine avant d’être présentée lors de la Fête des Lumières 2021.


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