mathis david
(le prénom ; le nom)


réalité en décorsrevue contour(s)

projet    
programme
publication contribution date statut






projet de fin d’études
cinéma in situ
revue contour(s) - [en cours de parution]
patrick klein - archikino 2025 nominé au prix de la jeune architecture 




L’expérimentation architecturale, Réalité en décors, présentée ici s’appuie sur les écrits de Patrick Klein dans le cadre de la revue contour(s). Elle explore la manière dont l’architecture peut devenir un acteur à part entière dans l’expérience cinématographique, en transformant les lieux de projection et les bâtiments environnants en éléments constitutifs du film.

La contribution Deux ou trois choses que je sais d’elle, met en évidence la relation entre deux espaces que le cinéma dissocie habituellement: le lieu de projection et le lieu du tournage. Les décors, qu’ils soient construits ou existants, fonctionnent comme un médium valorisant l’architecture et servant de médiation culturelle. L’expérimentation proposée inverse cette logique: le film est projeté sur un écran à maillage fin, laissant apparaître l’architecture réelle du lieu derrière la toile. Ainsi, le décor devient in situ, invitant le spectateur à s’immerger dans l’architecture environnante et à envisager la projection comme une extension de la visite du bâtiment. L’intrigue du film peut également enrichir cette perception, chargeant l’architecture d’un imaginaire narratif et modulant l’expérience sensorielle et intellectuelle. Cette démarche vise à revaloriser la dimension spatiale et matérielle de l’architecture tout en démocratisant l’accès à des lieux souvent inaccessibles ou banalisés.

L’installation se distingue par sa simplicité, sa mobilité et sa capacité à s’adapter à différents contextes architecturaux. Elle comprend un grand écran tendu entre deux piliers en bois, intégrant le dispositif sonore, et stabilisé par des câbles et des systèmes de fixation adaptés aux sites. Un amphithéâtre modulable en gradins de bois, complété par des bottes de paille pour l’assise, assure un montage rapide et un confort écologique. Une grande toile intermédiaire permet de délimiter l’espace de projection, de réduire la lumière ambiante et de cadrer le champ visuel, favorisant ainsi l’attention des spectateurs sur le film. L’ensemble du dispositif conjugue mobilité, durabilité et économie, tout en réaffirmant l’architecture comme acteur central de l’expérience cinématographique.


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