mathis david
(le prénom ; le nom)


scénographie d'une ruinerevue contour(s)

projet    
programme
publication contribution date statut






projet de fin d’études
bibliothèque + temporalité
revue contour(s) - [en cours de parution]
élisa lagarde 2025 nominé au prix de la jeune architecture


+0 ans


+150 ans


+400 ans


L’expérimentation architecturale, Scénographie d’une ruine, présentée ici s’appuie sur les écrits d’Élisa Lagarde dans le cadre de la revue contour(s). Elle s’est imaginée autour d’une réflexion sur la relation dynamique entre l’architecture, les usages et le temps, explorant comment les œuvres bâties évoluent et se transforment au fil des siècles.

L’architecture ne se limite pas à façonner son environnement, elle en est également façonnée. La contribution L’architecture comme matrice de création, met en évidence cette interdépendance entre l’œuvre artistique in situ et l’espace architectural, où usage et architecture s’influencent mutuellement. Le temps joue un rôle central dans cette dynamique, affectant les matériaux, modifiant les usages et révélant la fragilité ou la robustesse des choix constructifs. L’architecture est alors envisagée non pas comme une œuvre figée au moment de sa livraison, mais comme un processus en devenir, ouvert à la transformation et à la réinterprétation de ses usages. Le temps devient ainsi un principe structurant, intégrant l’expérience des usagers, la mémoire des lieux et la possibilité de réemploi ou de réhabilitation, offrant une matière précieuse pour repenser la pérennité et l’adaptabilité des espaces bâtis.

En partant du principe que l’ouvrage n’est pas entretenu, cette expérimentation défend une vision de l’architecture comme entité en mouvement, soumise aux aléas du temps et capable de les intégrer dans une logique de transformation continue. L’édifice commence véritablement à exister à partir de l’instant où il est livré au monde.

+0 an: À sa livraison, l’édifice est conçu comme une bibliothèque ouverte autour d’un patio central, avec des murs de pierre massifs et une toiture en tavaillons de bois. L’espace intérieur s’organise autour des livres, tandis que le patio offre un lieu de repos et de lecture. L’architecture incarne à ce stade une vision achevée, fidèle à l’intention de l’architecte.

+150 ans: Les matériaux sensibles, comme le bois, ont disparu, tandis que les murs de pierre restent solides. Le site est réinvesti par la communauté, et une intervention contemporaine discrète, en structure métallique et toiles tendues, transforme le patio en espace de production artistique et d’exposition en plein air. L’œuvre dialogue alors entre mémoire architecturale et pratiques contemporaines.

+400 ans: Le temps a progressivement réduit l’ouvrage à l’état de ruine, la végétation reprenant ses droits et effaçant les traces de l’intervention humaine. Ces ruines, loin d’être une fin, peuvent constituer un nouveau point de départ, offrant aux générations futures la possibilité d’une réappropriation.


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